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11 vaccins obligatoires pour bientôt ?

vendredi, 16 juin 2017

Le Parisien-Aujourd'hui en France a reçu Agnès Buzyn, la nouvelle ministre de la Santé qui réfléchit à rendre obligatoires 11 vaccins.

Le taux de couverture est de 75 % alors qu'il devrait être de 95 %

Polio, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C, voilà la liste des vaccins que la ministre de la Santé souhaite rendre obligatoire. Agnès Buzyn indique que le double système est une exception française. « Cela pose un vrai problème de santé publique. Aujourd'hui, en France, la rougeole réapparaît. Il n'est pas tolérable que des enfants en meurent : dix sont décédés depuis 2008. Comme ce vaccin est seulement recommandé et non obligatoire, le taux de couverture est de 75 % alors qu'il devrait être de 95 % pour prévenir cette épidémie. On a le même problème avec la méningite. Il n'est pas supportable qu'un ado de 15 ans puisse en mourir parce qu'il n'est pas vacciné. Nous réfléchissons donc à rendre obligatoires les onze vaccins* pour une durée limitée, qui pourrait être de cinq à dix ans. L'Italie l'a fait la semaine dernière », affirme la ministre.

On ne retient que les effets secondaires

Dans la suite de l’entretien avec le Parisien-Aujourd'hui en France, Agnès Buzyn s’insurge contre les Français qui d'un côté, veulent un vaccin dès qu'un virus apparaît, comme Ebola ou Zika. De l'autre, ils sont méfiants face aux existants. Cela me trouble, car ils ont sauvé des milliards de vies, mais on l'a oublié. On ne retient que des effets secondaires, dont beaucoup n'ont pas été prouvés. Pasteur, leur inventeur, se retournerait dans sa tombe. « Il faut vraiment faire oeuvre de pédagogie. La vaccination, ce n'est pas seulement l'intérêt qu'on y trouve soi-même, c'est un enjeu de solidarité, une façon de protéger l'ensemble de la société », indique la ministre.
Agnès Buzyn assure ne pas apprécier la coercition. « Mais là, il y a une urgence. Une quinzaine d'enfants sont hospitalisés à cause de la rougeole, cela m'inquiète. Il y a des fois où l'obligation est une bonne chose pour permettre à la société d'évoluer. Je pense à l'égalité hommes-femmes. On n'aurait jamais réussi à progresser dans la parité sans l'imposer dans les conseils d'administration », rappelle-t-elle.

Source Le Parisien.fr